Oman: The Pearl of the Sultan

The Sultanate of Oman is a small country in the east of the Arabian Peninsula that is beginning to open up to tourism and that intrigued us. And to be honest, it still intrigues us.
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The sultanate is a neighbour of the United Arab Emirates, Saudi Arabia and Yemen.

This small country has maintained its independence from its neighbors, and Oman, for example, is not a member of OPEC. One could almost say that Oman is a bit like the Switzerland of the Arabian Peninsula. But with an absolute monarch, Sultan Qaboos bin Said, who is extremely revered by his people.

On the occasion of his birthday in November, the whole country was decorated and lit up in the national colours which are red, green and white.

White represents the religious leader, the Imam of the country, peace, and prosperity. Green symbolizes Jebel Akhdar, the green mountain, and its fertility. And red represents the capital, Muscat, and the struggle against the invader.

It also shows the khanjar dagger and two crossed swords.

Portraits of the sultan are displayed everywhere, and I mean everywhere.

There are official portraits in institutional places, but you can see it in shop fronts, on the facades of buildings even under construction, in the souks, on car windows… Children wear clothes in the colours of Oman.

To understand Oman, one must delve into the history of the Sultan. This can prove somewhat complicated because in Oman, no one will utter a single critical word.

To put it simply. In 1970, he came to power, actually overthrowing his father with British support. But it was for the good of the country. In 48 years, he brought his country out of the Middle Ages. He built roads to open up the mountains and the desert, brought electricity and water to remote villages, and renovated cities. But above all, he pursued an intense policy of national unification to overcome the ethnic, linguistic, religious, and social divisions that plagued the country. He built schools everywhere, emphasizing education.

Muscat the capital

Oil revenues also fuel the development of the capital, Muscat, which stretches 100 km long and 65 km wide.
Muscat is its city. It's nothing like the sprawling constructions of neighboring countries like Dubai. In Oman, no building exceeds six stories: the mountain views must not be obstructed. A few rare buildings may reach 12 stories if there are no mountains. All must adhere to traditional architecture. The city is incredibly clean, lush with flowers and greenery (even though the country is a desert).

Grand amateur de musique classique, le sultan y fait construire un magnifique opéra dans lequel se produisent les plus prestigieux ensembles d'Europe.

Parmi les visites incontournables, il y a la grande mosquée.

Dans la salle de prière principale, on admire le tapis persan qui mesure 70 m sur 60 m.

C’est le 2e plus grand tapis tissé à la main au monde. Il pèse 21 tonnes et il aura fallu quatre ans à 600 ouvrières pour le réaliser.
Très impressionnant aussi le lustre central qui pèse 8 tonnes. 1122 ampoules lui donnent son éclat particulier.

Les artisans d’art du monde entier ont travaillé dans cette mosquée et surtout des sculpteurs.

Toujours sur les traces de Qaabos ibn Saïd, direction l’ancien Palais du sultan, avec ses jolies colonnes bleues et or qui ressemblent un peu à des champignons.

C’est joli mais sans plus, car il ne se visite pas et le sultan n’y vit pas. Son vrai palais est totalement caché par un immense mur qui s’étend sur des kilomètres dans une autre partie de Mascate.
Mais la visite vaut quand-même le coup, ne serait-ce que par le spectacle des Omanais qui viennent s’y prendre en photo. Et le cadre est magnifique.

Après ce tour de quelques monuments emblématiques, direction le port où est amarré le yacht royal.

En face du port s'ouvre le dédale des ruelles du souk de Mutrah. Les marchands proposent l’habituelle offre de textiles, de souvenirs mais aussi des objets omanais et des antiquités. Beaucoup de brûle-parfums pour l’encens qui est récolté dans la région du Dhofar. L’encens ressemble à de petites pierres jaunes ou beiges.

Tout un quartier du souk est dédié aux échoppes de bijoux avec des magnifiques parures de mariée en or.

Si le marchandage fait partie du folklore, mieux vaut ne pas se montrer trop agressif, ce serait très mal vu. Comptez une réduction de 25 à 30%.
Si vous avez envie de marcher la corniche de Mutrah est le seul quartier où vous pouvez envisager de vous balader à pied. Sinon, il faut une voiture. Vous passez alors devant la tour de guet portugaise pour pousser jusqu’au parc Al-Riyam et son brûleur à encens géant.

D'ici vous avez une très jolie vue sur le port.

En route vers la montagne

En quittant la ville, nous roulons dans un paysage de montagnes totalement arides et dentelées. Un vrai désert où l’on cherche en vain la moindre touffe verte.

Les montagnes culminent à plus de 3000 mètres et nous devons faire une partie de la route en 4x4. Les points de vue sont époustouflants. Des petits villages s’accrochent aux parois tout comme des terrasses où sont cultivées des roses pour la distillation de l’eau de rose, des oliviers, des grenadiers.

Le manque de pluie depuis plusieurs années fait souffrir ces plantations, mais surtout les oliviers sauvages. Le nom de ce massif laisse un peu songeur : djebel Akhdar signifie montagne verte. A part les terrasses cultivées, on ne voit donc pas beaucoup de verdure.

Nous avons passé une nuit dans les montagnes, dans un magnifique hôtel construit au-dessus de ce qui ressemble au Grand Canyon.

Avec sa piscine au-dessus de la falaise, Alila Jabal Akhdar est peut-être le plus beau cinq étoiles du pays.

Dans les oasis

Après ces paysages arides,(08-01) nous avons retrouvé avec plaisir la plaine pour faire une petite balade dans un Wadi. Ce sont des vallées verdoyantes enchâssées de montagnes, avec des palmeraies, des fleurs, des bassins d’eau.

Nous nous sommes arrêtés au Wadi Shab. Pour le confort des femmes on y trouve même une tente de prières pour les femmes !

Des habitants font traverser le cours d’eau pour gagner la rive où débute la balade qui suit par moments un canal d’irrigation.

Le paysage est somptueux. Les Omanais adorent venir pique-niquer dans ces endroits où les enfants peuvent se baigner.

Les enfants se rafraichissent d ‘ailleurs partout où il y a de l’eau, comme dans les petits canaux d’irrigation.

La plupart des oasis existent d’ailleurs grâce à un ingénieux système de canaux d’irrigation dont certains sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ils sont creusés à flanc de montagne, et l’eau passe par des petits aqueducs ou dans des tunnels.

L’eau alimente d’abord les puits d’eau potable, puis les zones d’ablution des mosquées et finalement les plantations.(08-20) Là, un temps précis d’irrigation est attribué à chaque ferme. 30 minutes au fait.

Sans ces canaux, la culture des palmiers à dattes, qui est une des richesses du pays, ne serait pas possible.

Un seul palmier pompe environ 500 litres d’eau par jour ! Et il y en a des millions. L’eau à Oman provient donc des montagnes mais aussi de plusieurs usines de désalinisation. Des conduites ou des camions transportent l’eau même vers des villages reculés.

Nous avons pu découvrir le système de l’irrigation lors d’une petite balade dans une palmeraie d’un village fortifié plus ou moins abandonné, (Birkat al-mausz) Cela nous a aussi permis de visiter des vieilles maisons en terre couleur ocre et qui sont en train de restauration.

C’est un très grand plaisir aussi de voir toute cette végétation, car en-dehors de ces oasis, c’est un désert minéral.

Un palmier donne environ 120 kg de fruits. Les dattes sont petites et fondantes, sans être trop sucrés

Au marché à Nizwa

Pour goûter ces dattes, notre guide nous a emmenés à Nizwa. L’ancienne capitale du sultanat est le centre pour la culture des dattes. Une partie de son souk est réservé à ses fruits délicieux. Quel plaisir de goûter les différentes variétés!

Le meilleur jour pour visiter Nizwa, est d’ailleurs le vendredi matin lorsque se tient le marché aux bestiaux. Les éleveurs viennent vendre leurs chèvres et moutons en leur faisant un tour de piste pour permettre aux acheteurs de vérifier l’état de l’animal.

Ambiance

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On plonge volontiers dans la cohue de ce vaste marché pour observer les Omanais, tous en tenue traditionnelle évidemment.Les hommes sont coiffé de leur "Kuma".

Quelques rares femmes sont sur le marché, comme ces Bédouines portant un masque en cuir…

On trouve de tout sur ce marché, du poisson frais, de la viande, des coqs, des oiseaux, des légumes…

Des Bédouins vendent des filets de poisson séché.

C’est une immersion dans la vie des Omanais.

De nombreuses boutiques du souk de Nizwa vendent des armes anciennes et des khandjar en argent. Ces poignards à lame courbe qui font partie de la tenue traditionnelle des bédouins.

Les hommes exhibent fièrement les armes achetées. !

Et si vous demandez si vous pouvez les prendre en photo, ils vous obligent de prendre un biscuit ou un fruit avec eux. Ce qui est assez surprenant quand on sait que Nizwa est aussi surnommé « perle de l’islam » car ses habitants étaient très conservateurs. Mais les touristes sont très bien accueillis.

L’accueil et l’hospitalité font partie de la culture des Bédouins et si vous adoptez un comportement respectueux, ils cherchent volontiers le contact et viennent vous saluer. Comme cette famille dont les petites filles étaient fascinée par mon mari, cet étranger qui avait adopté le turban traditionnel. Elles ont voulu faire un bisou en frottant le bout de nez à ce « baba », grand-père bienveillant.

Juste à côté du souk, se dresse le fort avec son impressionnante tour ronde, d’où l’on a une belle vue sur la mosquée, les vastes plantations de dattiers et la chaine de montagne tout autour.

Le désert

Si les montagnes désertiques sont spectaculaires, c’est un tout autre désert qui est le point fort de notre voyage : les sables de Sharqia.

Ici, les Bédouins des temps modernes ne se déplacent plus à dos de dromadaires mais au volant de puissants 4x4.

Ils s’en donnent d’ailleurs à cœur joie pour nous faire vivre l’aventure dans les dunes…quitte à s’ensabler.

Au loin, nous avons aperçu quelques campements permanents pour les touristes, mais comme lors de chaque voyage, Définition Asie nous a réservé une surprise : un campement dressé rien que pour nous au milieu de nulle part.

Les Bédouins avaient installé des tentes traditionnelles avec des lits confortables, des toilettes sèches avec miroir, broc d’eau et douche solaire, des bougies et une grande tente pour le repas préparé par leurs épouses.

Nous étions comme des enfants à grimper pieds nus sur les dunes, laisser notre trace.

Après le coucher de soleil, un vent de sable nous a obligés de nous réfugier sous la grande tente.

C’était un peu irréel, les deux Bédouins qui nous tenaient compagnie ne parlaient pas anglais, mais nous avons partagé de bons moments à chanter, à esquisser des pas de danse et à en apprendre un peu plus sur les us et coutumes.

Il est par exemple malpoli d’étendre ses jambes, ce que nous faisions évidemment tous assis par terre sur des coussins. Mais savez-vous pourquoi ? Comme on marche pieds nus, la plante des pieds est sale et il est très malpoli d’imposer cette vue aux autres !

During the night, the sand slowly seeped under our tents. In the morning, we saw that this desert was inhabited: (10-26) numerous animal tracks were imprinted in the sand.

This ecosystem is home to approximately 200 species of mammals, birds, reptiles and amphibians.

There are still 5,000 Bedouins living in the sandy desert where they raise, among other things, racing camels and goats. They work as seasonal fishermen and sell dried fish fillets in the markets.

Seaside

With its 1700 kilometers of coastline, Oman also has beaches.

Sea turtles come every year to lay their eggs. Tours are organized to observe them, but we were not able to take any photos.

But on another beach we were surprised to see a strange living seashell that was spitting water.

An inhabited seashell.

The town of Sour is worth a visit with its two fortified castles, watchtowers and especially its shipyard.

Only in Oman are dhows, or dhows, Arab sailing vessels, still built. It was a flourishing activity until the arrival of the steamships of the British East India Company.

It is thanks to the sultan that the art of traditional construction was not lost. And it is an extraordinary skill because the carpenters worked without plans.

These beautiful sailboats are built entirely of teak wood. Most of the work is still done by hand, although electric planers and drills save time.

For the sultan, this know-how is part of the country's national and maritime heritage.

Oman's appeal undoubtedly lies in its magnificent landscapes. Apart from a few ancient forts, such as Bahla, the oldest in Oman, one searches in vain for major cultural remains.

The elders say that this immense fortress is inhabited by Djinns. We couldn't verify this, as it was closed. With its resemblance to Carcassonne, it's still worth a visit.

It is also an opportunity to see a city undergoing renovation, abandoned dwellings, and we realize that there is still much to be done.

The 12-kilometer-long earthen wall is believed to have been designed by a woman 600 years ago.

Oman has managed to preserve its identity and way of life while adapting to modern life. Located at the crossroads of maritime routes between Asia, East Africa, and Europe, Oman naturally has a culture of exchange. And travelers are welcome.

Practical information

Trip organized by:

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